Thônex PDCom - Débat 2

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Présence
M. Pascal Uehlinger, Conseiller Administratif de Thônex, M. François Fortuna, secrétaire Général Adjoint de la Commune, M. Olivier Crevoisier, Professeur UniNe
Urbanité(s) 

 

 

 

Objectif

La conférence-débat a permis de traiter le thème de l’emploi dans un contexte de forte pression de l’urbanisation. Il s’est agi de se questionner à propos de différents modèles économiques souhaitables à l’avenir pour la commune de Thônex. 

 

Présentation

Olivier Crevoisier a présenté une série de modèles économiques qui, selon le type d’organisation territoriale adopté, génèrent des retombées économiques variables. Les activités exportatrices de biens permettent aux collectivités de retirer un revenu sous forme d’impôts locaux. Ce revenu rend possible le développement des services publics, de proximité et des emplois, renforçant ainsi les activités et la vie locale. Certaines régions, quant à elles, se basent sur le développement de l’économie présentielle, avec pour principe d’attirer des touristes et excursionnistes, générant ainsi de fortes dépenses. Enfin, il a été souligné qu’un modèle tend à se développer ; il s’agit des circuits courts basés sur la consommation de biens dont l’origine est locale et connue. Fort de ces constats, Olivier Crevoisier propose de jouer sur les complémentarités de chaque modèle et par là d’en atténuer les tensions ; à l’image des industries dont les activités ne comportent pas de risques ni de nuisances pour la population pouvant ainsi être intégrées dans un tissu urbain.

Débat

La discussion a porté sur les choix à faire pour maintenir des activités à Thônex et consommer localement dans un contexte où la ville centre est un fort attracteur à l’échelle régionale. L’enjeu du ratio entre activités et logements a été au cœur des échanges.

L’une des principales préoccupations réside dans la capacité à maintenir une centralité commerciale afin de générer une vie locale riche. Il s’agit de trouver des solutions pour attirer les habitants dans les commerces de la rue de Genève, par exemple.

Les nouveaux espaces et façons de travailler (co-working, télétravail, …) suscitent aussi des interrogations en remettant en question le modèle de l’espace de bureaux. Une solution réside dans la capacité à proposer des typologies de logements permettant de lier espace de travail et habitat dans un même lieu.

Finalement, un constat est partagé sur le coût élevé du terrain qui empêche la constitution d’un tissu d’activités varié pour les habitants. Il s’avère nécessaire de mener des réflexions pour faire baisser ce coût. Les coopératives représentent d’ailleurs un levier intéressant en la matière.